Migrer en Prestashop version 1.7.6, une urgence ?

Migrer en Prestashop version 1.7.6, une urgence ?

Chères lectrices, chers lecteurs,

Je prend le clavier pour aborder aujourd’hui avec vous un sujet qui est sur toutes les lèvres des e-commerçants : la nouvelle version 1.7 de Prestashop. Devrait-on migrer sur la version 1.7.6 de Prestashop ?

Soyons clair : direct migrer vers la version 1.7 de Prestashop est devenu une urgence pour votre business !

Si vous utilisez Prestashop régulièrement et que cet outil vous permet de réaliser tout ou partie du chiffre d’affaire de votre (vos) entreprise(s)… vous avez forcément entendu parler de la nouvelle version 1.7 de Prestashop. La nouvelle version de Prestashop 1.7.6 serait la version plus ambitieuse jamais lancée par Prestashop ! Prestashop communique beaucoup dessus et l’ensemble, ou presque, des agences Platinium en parle maintenant régulièrement et activement.

Pourquoi les agences web Prestashop ne parle de la 1.7 là maintenant alors qu’Envergure Digitale pousse la version 1.7 depuis maintenant plus d’un an ?

La version précédente : 1.6 était une très bonne version, très stable et très libre techniquement. Cela signifie que beaucoup d’agences e-commerce ont capitalisé leur business dessus en créant de nombreux modules spécifiques, en formant leurs équipes mais surtout en expliquant à leurs clients que tout était possible. Lorsque la version 1.7 est sortie avec l’ambition et la volonté de migrer vers un framework beaucoup plus structuré techniquement (Symphony), beaucoup n’ont pas cru que Prestashop y arriverait et ont activement milité pour son abandon ainsi que pour le maintien des deux versions en parallèle.

Résultat : ils n’ont pas formé leurs équipes sur ce nouveau Framework ni entamé la migration de leur process et de leur module interne. A force d’écouter la dangereuse maxime business « allez encore un peu », il leur a fallu trois ans pour accepter cette nouvelle version et ne plus tirer dessus. Entre nous, s’ils avaient contribué à l’amélioration de la version 1.7 avec autant d’énergie qu’ils ont eu à la combattre, la version 1.8 serait déjà en version beta. Mais oublions le passé… Je suis content de voir que nous pouvons enfin tous nous concentrer sur ce qui va suivre.

Car côté marchand cette situation a créé un grand flou.

En effet, certains (agences, freelance,etc) disaient que la version 1.7 était buggée, compliquée et que les développements coûtaient beaucoup plus chers. D’autres affirmaient que certains développements ne pouvaient plus être réalisées avec la version 1.7. Rien de tout cela n’était exact, c’est simplement le paradigme qui a changé. Marchands, nous (Agences et Prestashop) vous aimons tous de tout cœur mais il faut que vous changiez de vision sur votre logiciel (CMS) e-commerce (quel qu’il soit).

Il ne faut pas voir Prestashop comme une dépense mais comme l’une des fondations de votre business ! Vous ne laisseriez jamais une boutique physique avec une façade jaunie et décrépite. Il ne vous viendrait pas à l’esprit de ne pas faire la révision de votre voiture. Et bien, c’est pareil avec votre boutique en ligne !
Le temps des « mais ça fonctionne pourquoi changer » ou « les mises à jour vous savez… » ou encore “ça coute cher de migrer” est révolu !
Il est probable que certains d’entre vous soient encore en version 1.4, 1.5, en 1.6 et certains en 1.7 première version… mais cela n’est plus possible ! Vous devez migrer, sinon vous allez droit dans le mur. En effet, votre boutique en ligne est comme un gruyère avec des failles de sécurité (1.4>1.6).

Rappel des dates de sortis dernières versions de Prestashop

• PrestaShop 1.7 (Novembre 2016)
• PrestaShop 1.6 (Mars 2014)
• PrestaShop 1.5 (Septembre 2012)

Les raisons liées à ses failles sont nombreuses et sont la plupart du temps techniques (version de PHP, module plus à jour, etc). Au-delà des failles techniques, c’est la démarche dans laquelle vous êtes qui est dangereuse car cela veut dire que vous ne croyez pas en votre business, car lorsque l’on croit en son business on investit, on innove, on fait des tests.

Tous les marchands qui lisent ces lignes doivent penser à cet instant “oui mais il est gentil, ça coûte cher. De toutes façons, ça doit être dans son intérêt de créer du business aux agences”. Vous avez tort.
Ceux qui connaissent Envergure Digitale savent que nous disons ce que nous pensons. Nous ne faisons pas partie des agences passeuses de pommade.
Nous challengeons nos clients. Pourquoi ? Car ce qui rapporte aux agences e-commerce, ce n’est pas de vous vendre des choses inutiles mais c’est que vous ayez de la croissance et toujours plus de CA (Chiffre D’affaire).

Nous, agences, sommes des optimiseurs de chiffre d’affaire et des générateurs de croissance !

Je finirais cet article par vous répondre sur la question du prix d’un site e-commerce et sa maintenance.

Cela reste un coût élevé mais il suffit de prendre du recul pour prendre conscience que votre CMS e-commerce génère à lui seul parfois 100% de votre chiffre d’affaire. Il n’est donc jamais un coût mais bien un générateur de gain. Or, vous ne lui consacrez la plupart du temps même pas le prix d’une voiture neuve, et votre budget de maintenance mensuel coûte moins qu’un smic net. On voit ici qu’il y a un réel décalage et un vrai problème de valeur. Vous devez prévoir et inclure dans vos charges fixes (et donc dans votre marge) un budget de maintenance corrective ET évolutive pour les mises à jours et autres améliorations. Oui, vous devez également prévoir une refonte tous les 24 à 36 mois maximum.

Il est normal que ce qui vous génère des milliers, voir des centaines de milliers d’euros représente un investissement récurrent important et engageant car, sans lui, vous n’aurez plus de budget du tout. Sans lui, vous n’aurez tout simplement plus de business !

Thomas
Directeur Passionné
Envergure Digitale

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La fin du SMS de vérification 3D Secure, une vraie bonne nouvelle ?

La fin du SMS de vérification 3D Secure, une vraie bonne nouvelle ?

À grand renfort de communication dans les médias, nous avons appris cette semaine la fin du SMS de vérification pour les commandes en ligne.
Cette fin, programmée dans maximum 1 an et imposée par la Commission européenne, est-elle une si bonne nouvelle que ça ?
La raison avancée est la non sécurité réelle de ce moyen de validation pouvant être piraté par les fraudeurs et ne rentrant donc plus dans les critères imposés par Bruxelles pour être considéré comme un moyen fiable de sécuriser les paiements.

De mon point de vue et après quasiment 10 ans de passion dans l’e-commerce, j’applaudis cette fin rapide annoncée.
Pourquoi ? La raison est simple : tous les marchands avec qui j’ai eu la chance de travailler ont perdu de l’argent avec ce système de validation méconnu et incompris par bon nombre de gens. Les banques n’ayant d’ailleurs pas fait le travail de pédagogie et d’explication du système pendant très longtemps.
Bien entendu, cela s’est amélioré au fil des années et ce qui est presque triste, c’est que cette fin du SMS de validation pour un achat en ligne arrive au moment où il est le plus mature et intégré dans la société, et ce, après avoir fait perdre des milliards d’euros de vente en ligne aux marchands. D’ailleurs, Amazon ou Cdiscount ont réussi, pour la plupart des achats de leurs clients, à ne pas avoir recours à cette validation du 3D Secure.

Mais au final, la nouvelle est-elle si bonne qu’on peut le penser au premier abord ? En effet, bien que je sois persuadé qu’elle l’est sur le long terme, à court et moyen termes, rien n’est moins sûr.
Quelle solution les banques vont-elle choisir désormais ? D’ailleurs, elles sont très vite montées au créneau car le changement de process dans une banque, c’est un peu comme lorsque le Titanic a voulu éviter l’iceberg : c’est long, compliqué à manoeuvrer et parfois ça entre en collision avec des process internes.

Dans les solutions évoquées, j’ai lu et entendu que la reconnaissance faciale ou la biométrie par empreintes digitales étaient envisagées. J’ai envie de dire oui, bien sûr, c’est évident. En prenant déjà en compte qu’une tranche importe de la population ne recevait jamais son SMS ou n’avait pas le bon numéro de confirmation, désormais tout le monde devrait avoir un smartphone dernière génération…
Laissez-moi être très perplexe sur ces choix très élitistes qui excluent une part importante de la population, comme les plus anciens ou les personnes ayant des moyens limités.

En conclusion, pour le moment l’annonce est forte, le délais court (moins d’un an), la nouvelle alléchante, mais attendons de voir la mise en place du nouveau système en espérant que le choix des banques ne soit pas une nouvelle usine à gaz.

Pour aller plus loin dans l’analyse, j’ai invité un de nos partenaires privilégiés qui est spécialiste du paiement en ligne, afin qu’il nous partage son avis :

De nombreux articles parus ces derniers jours annoncent la « disparition du 3-D Secure par SMS ». Ces dires s’appuient sur une directive européenne, la DSP 2, dont le règlement délégué s’appliquera à partir de septembre de 2019. Loin de signer la disparition de l’authentification forte, cette directive a pour but de la rendre obligatoire et renforcée. Mais ce n’est pas si simple : des dérogations demeurent, par exemple pour les achats inférieurs à un certain montant. En tant que e-commerçant, que devez-vous donc faire ? Et bien rassurez-vous, la balle n’est pas dans votre camp ! Les acteurs du système bancaire et du paiement doivent se mettre en conformité d’ici septembre 2019 pour continuer à vous assurer sécurité et fluidité, dans le respect des règlements en vigueur. Restez simplement attentifs aux communications de vos prestataires qui vous tiendront informés des évolutions à venir.

L'équipe Payplug